Colloque "Mer & Outre-Mer 2009" : c'est la mer qui sauvera la terre…

Aujourd’hui, mardi 9 juin se tenait à Paris à l’Institut océanographique, la Journée « Mer & Outre-Mer 2009 ».
Cette belle initiative du Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer, était organisée en collaboration avec BioMarine, dans le cadre du Grenelle de la Mer.

Annick GIRARDIN et Denis DETCHEVERRY, les deux parlementaires de l’Archipel étaient présents à ce colloque, dont le discours d’ouverture aura été prononcé par SAS Prince Albert II de Monaco et Yves JEGO.
Sont également intervenus, Michel ROCARD et Michèle ALLIOT-MARIE.
La Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités Territoriales, a d’ailleurs insisté dans son intervention sur « la nécessité d’avoir une véritable logique et le courage de dire un certain nombre de choses« . Elle s’est dite « persuadée que les ressources halieutiques d’outre-mer ne sont pas exploitées comme elles pourraient l’être« .
Et après s’être « engagée personnellement » pour l’extension du plateau continental de Saint-Pierre-et-Miquelon, réclamée par les élus et la population, elle a jugé « nécessaire que nous sachions défendre nos droits sur l’espace maritime outre-mer« .
« A Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie française, à Wallis et Futuna, comme partout outre-mer, la France ne saurait renoncer à des droits inhérents à la délimitation du plateau continental« , a-t-elle dit.
Mme Alliot-Marie attend « dans les prochains mois un retour » du secrétaire général de l’ONU à la lettre d’intention qu’elle a envoyée au nom du gouvernement français pour Saint-Pierre-et-Miquelon.

Chacun se sera accordé à dire que de la mer dépend en partie l’avenir de l’outre-mer. 97% des 11 millions de kilomètres carrés du domaine maritime français se trouvent outre-mer. La France occupe le deuxième rang mondial des nations maritimes, derrière les Etats-Unis. Pourtant, l’exploitation et la préservation de ce potentiel sont loin d’être suffisants.
Les territoire ultramarins avec leurs mers sont des plateformes avancées sur 3 océans, qui devraient être porteuses d’activités, d’emploi, de savoir et de coopération.
La mer apportera les réponses aux défis de demain qui seront la soif, la faim, le réchauffement ou la santé…
C’est ici la confirmation de l’ensemble des arguments que le Député avait déjà avancé au cours de sa Mission parlementaire et lors de ses multiples interventions pour la défense du plateau continental étendu de Saint-Pierre et Miquelon, pour justifier le dépôt d’une lettre d’intention par la France.

Durant cette journée, 4 thèmes ont été abordés lors des tables rondes :

  • Mer & énergies : Comment utiliser la puissance de l’eau à des fins énergétiques ?
  • Mer & ressources de vie : Comment utiliser les produits de la mer pour se nourrir et se soigner ?
  • Mer & biodiversité : Quelles actions et pour quelle protection ?
  • Mer & désenclavement : Quelles nouvelles perspectives pour les voies maritimes ?

Au cours de ces discussions, de nombreuses initiatives de collectivités locales ont été présentées. Preuve, s’il en était besoin, que dans ces domaines, l’exemple et l’impulsion doivent être donnés par les élus.