Vie associative : pour un renforcement des moyens

A l’heure où le Haut Commissaire Martin HIRSCH  – chargé, entre autres, de la vie associative – s’apprête enfin à annoncer un changement d’attitude de la part du Gouvernement en ce qui concerne les associations et la place essentielle qu’elles jouent dans la société française, ce qui est tout particulièrement vrai dans l’Archipel, le Député à tenu à alerter le Gouvernement quant à l’ampleur du besoin et les spécificités de l’outre-mer.

Question écrite au Gouvernement :

Ministère interrogé : SPJ – Haut-commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté et Haut-commissariat à la jeunesse
Question n° 51-69730

Mme Annick GIRARDIN interroge M. le haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, haut-commissaire à la jeunesse, sur les modalités concrètes du renforcement de la politique associative du Gouvernement qu’il vient d’annoncer.

En effet, elle tient à saluer les initiatives prises, avec notamment l’annonce de la création d’un Haut Conseil à la vie associative, ainsi que la volonté affichée d’élever la place de la politique associative au niveau national et de renforcer le rôle des associations dans l’ensemble des processus décisionnels.

Toutefois, les inquiétudes quant à la portée réelle de ces engagements semble naturelle et légitime au regard des attaques répétées contre les dispositifs, comme les emplois-jeunes, qui soutenaient l’activité des associations, ainsi que les années successives de réduction de l’effort budgétaire consacré à la vie associative : baisse de plus de 13% des crédits « vie associative » pour la seule année 2009, avec une réduction de 25% de l’enveloppe allouée au volontariat associatif.

Ce problème se pose de façon accrue en outre-mer où la place des associations est plus importante qu’en métropole et où, élément essentiel dont il est impératif de tenir compte, les associations sont souvent locales et ne sont pas rattachées à des fédérations ou des ligues, tout particulièrement dans les collectivités d’outre-mer (COM) à statut particulier.

Alors que les acteurs du monde associatif demeurent en attente de réponses concrètes et tangibles quant aux possibilités dont ils disposeront à l’avenir pour financer et maintenir leurs activités, elle lui demande des précisions concernant les solutions que le Gouvernement sera en mesure d’apporter.