Retraites des infirmières : non au « chantage » au pouvoir d'achat

Le 2 avril dernier, le groupe des députés PRG auquel appartient Annick GIRARDIN, publiait un communiqué de presse dans le cadre du projet de loi « dialogue social dans la fonction publique », notamment pour protester contre les mesures concernant les retraites des infirmières :

Gérard CHARASSE, président des députés radicaux de gauche (PRG) et apparentés, proteste au nom de son groupe contre les mesures concernant les retraites des infirmières que le Gouvernement cherche à imposer dans le mépris des règles du dialogue social et au détour d’une procédure inédite de « lettre modificative » à un projet de loi déposé depuis un an.

Sans s’émouvoir du rejet quasi-unanime de ces dispositions par les syndicats d’infirmières, le Gouvernement souhaite instaurer un « chantage » au pouvoir d’achat : soit les infirmières conservent la reconnaissance actuelle de la pénibilité de leur profession, soit elles bénéficient des revalorisations salariales qui leur ont légitimement été promises… mais en aucun cas des deux à la fois.

La compensation de la pénibilité n’est pas un « cadeau » fait à certaines professions mais la reconnaissance d’une situation de fait. Selon les députés PRG et apparentés, elle ne saurait faire l’objet d’aucun « troc » et d’aucun marchandage.