Seafood : retour sur les déclarations du Député

Mercredi 6 avril, une quarantaine de salariés de la société « Seafood » (en l’absence de l’équipe de direction) s’est rendue à la permanence du Député. Annick GIRARDIN étant à Paris, elle a pu s’entretenir avec eux par téléphone durant plus d’une heure afin d’écouter leurs revendications et d’expliquer ses prises de position et celles de son mouvement « Cap sur l’avenir ».
Cet échange lui aura été utile pour sa rencontre prévue le lendemain avec Isabelle RICHARD, conseillère au Ministère de l’Outre-mer, chargée du dossier Saint-Pierre-et-Miquelon.
Le Député avait d’ailleurs donné un rendez-vous téléphonique à des représentants des salariés plus tard dans la journée du jeudi 7 avril, afin de leur faire un compte-rendu de cet entretien.

  • L’interview d’Annick GIRARDIN diffusée au journal télévisé de 20h00 sur SPM 1ère le 7 avril à la suite de son entretien au Ministère de l’Outre-mer :

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Dans l’immédiat, la préoccupation principale du Député reste les salariés de Seafood et notamment le règlement de leur salaire de Mars qui leur est dû. Pour Annick GIRARDIN, les salariés se sont fait abuser depuis 2 ans par de belles promesses sur un projet qui ne « tenait pas la route ».
Pourtant, selon elle, l’avenir économique de Saint-Pierre-et-Miquelon repose obligatoirement sur la filière pêche et aquacole et sur une répartition du travail sur les 2 pôles. L’avenir est loin d’être noir, les employés de Seafood en feront partie, mais il y aura fatalement de mauvais moments à passer.

  • L’intervention du Député le vendredi 8 avril dans les matinales de SPM 1ère :
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Après 2 ans d’exploitation, plus de 5 millions d’euros de subventions des pouvoirs publics et des engagements non tenus des canadiens à hauteur de 4 millions de dollars, on se retrouvait la semaine dernière avec une entreprise endettée à hauteur d’1 million d’euros et qui réclamait un accompagnement de l’Etat d’un minimum de 3 millions d’euros pour développer un nouveau projet industriel. Difficile d’être crédible dans ces conditions.
Pour le Député il faut savoir dire stop. Annick GIRARDIN s’est exprimée sans détour sur les ondes de SPM 1ère, expliquant que les salariés de Seafood sont les pions d’un jeu de poker-menteur qui doit cesser.  Il faut arrêter de les faire rêver. On peut comprendre qu’en 2009 ils aient voulu y croire, mais le projet Seafood était du départ un non-sens économique. Nous n’avons d’autre choix aujourd’hui que de tout remettre à plat et les salariés de Seafood doivent être associés à cette réflexion.

  • L’intervention en direct du Député au journal parlé du midi de SPM 1ère le 8 avril :
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