Crise du secteur pêche : le Député à la rencontre des professionnels

Le regrettable, mais néanmoins prévisible, dépôt de bilan de la société « SPM Seafood » a secoué l’actualité ces dernières semaines. Mais au-delà du fiasco économique pour l’entreprise et la Collectivité territoriale, et du drame humain pour la quarantaine d’employés, ce triste évènement impacte toute la filière pêche de l’Archipel et plonge dans l’inquiétude une grande partie des acteurs de ce secteur économique historique important.

Aussi, même si c’est un dossier qu’elle connaît bien et sur lequel elle a travaillé dès son élection en 2007, Annick GIRARDIN a souhaité rencontrer et faire le tour ces jours derniers, des acteurs de ce secteur en grandes difficultés depuis plusieurs années déjà. La filière pêche est effectivement aujourd’hui réellement menacée, si chacun à son niveau (partenaires économiques, sociaux, politiques et Etat) ne prend pas la véritable mesure du chaos et de l’imminente nécessité d’une remise à plat de ce secteur aujourd’hui à l’agonie.

dscn2588.jpgC’est ainsi que le Député a reçu à sa permanence le mardi 26 avril à 17h, les marins-pêcheurs artisans du pôle Saint-Pierre qui ont bien voulu répondre à son invitation. Ils sont les premiers maillons de la chaîne halieutique et ce sont eux qui alimentaient les usines « SPM Seafood » et « Les Nouvelles-Pêcheries », toutes deux aujourd’hui fermées. Quant à l’usine de la « SNPM » à Miquelon, elle n’est pas en mesure, en l’état (besoin d’investissements supplémentaires), d’assurer la totalité du traitement des espèces.
Les marins-pêcheurs, comme les armateurs, ont manifesté leur très vive inquiétude pour la saison qui s’annonce, mais aussi pour l’avenir de leur métier, car la solution « de secours » qui consiste à livrer le fruit de leur pêche au Canada – notamment le crabe – n’est que temporaire et ne peut perdurer compte tenu des contraintes de temps et de coûts qu’elle engendre pour nos armements.
Ils ont aussi déclaré qu’ils se sentaient tenus à l’écart des débats et qu’ils souhaitaient être associés et participer aux réflexions qui ne manqueront pas d’avoir lieu dans les semaines à venir sur l’ensemble de la filière halieutique et de sa reconstruction.

dscn2592.jpgLe lendemain matin, comme elle leur avait proposé dans son courrier du 15 avril, Annick GIRARDIN recevait à sa permanence une délégation du Collectif des salariés du pôle de Saint-Pierre. Il s’agissait ici pour le Député de faire le point sur leur situation actuelle dans le cadre du dépôt de bilan de « SPM Seafood », mais surtout de faire le tour avec eux des différentes démarches à effectuer dans cette période de transition difficile.
Annick GIRARDIN souhaitait également les rencontrer afin d’avoir une explication directe et franche et d’échanger avec eux sur ses prises de position concernant le projet « SPM Seafood ».
Le Député a pu d’autre part présenter aux salariés sa vision de l’avenir de la filière pêche, de la nécessité d’envisager l’exploitation de nouvelles espèces, mais surtout de réaliser au préalable un inventaire des ressources halieutiques dans notre zone. Annick GIRARDIN a insisté sur le fait que, s’il est possible de repartir sur des bases saines, nous ne ferons pas l’économie d’une remise plat de cette filière, d’une réflexion en profondeur qu’elle préconisait il y a déjà 2 ans, avant la reprise de l’ex-Interpêche par « SPM Seafood »…

A l’issue de ces deux rencontres, le Député a saisi par courrier le Préfet de l’Archipel afin de l’informer de ses démarches auprès des professionnels de la pêche et de lui relayer les inquiétudes des marins-pêcheurs et des salariés de « SPM Seafood ». Annick GIRARDIN invite le Préfet à les rencontrer et insiste sur la nécessité de les impliquer dans les travaux de réflexion sur la restructuration du secteur halieutique.

Courrier Préfet : prefet280411.pdf

dscn2597.jpgPour terminer ce premier tour d’entretiens, Annick GIRARDIN a rencontré ce lundi 2 mai les responsables de deux sociétés du pôle Miquelon, la SNPM et EDC. L’objectif était ici de faire le point sur la saison 2011, sur les projets de développement de ces deux entreprises pour sécuriser et conforter leur positionnement et d’évoquer enfin, la question de la restructuration globale de la filière pêche et de la place du pôle Miquelon dans un travail qui pourrait être mené en partenariat avec Saint-Pierre.