Plateau continental : une question de stratégie

Comme cela a été le cas en 2008/2009 pour la lettre d’intention, le dépôt du dossier final n’est pas encore acquis, le Député ne l’a du reste jamais caché.

C’est pour cette raison qu’il était nécessaire de mettre une stratégie en place en plusieurs étapes :

  • Etape 1 : remettre à l’ordre du jour des travaux du Gouvernement le dossier du plateau continental, d’où les rendez-vous des parlementaires au Ministère des Affaires étrangères, au Ministère des Outremers, au Secrétariat Général à la Mer et à Matignon,
  • Etape 2 : réunir le Conseil des élus de l’Archipel début juillet afin de prendre une position commune et d’envoyer un message fort au Gouvernement,
  • Etape 3 : reprendre en septembre le travail avec le gouvernement, à qui les groupes de travail interministériels auront fait remonter un certain nombre d’éléments, dans l’objectif d’aboutir au dépôt du dossier final.

Fait également partie intégrante de cette stratégie l’édition d’une plaquette en Mai dernier, présentant le dossier de l’extension du plateau continental au large de Saint-Pierre-et-Miquelon, afin de sensibiliser les ministères et les médias  :

fichier pdf PLAQUETTE_PC.2013

Il ne s’agit pas de brûler les étapes, il y a un temps pour la négociation et un temps pour le combat, il ne s’agit pas de gaspiller nos cartouches précipitamment. C’était la stratégie d’Annick GIRARDIN en 2008/2009 pour le dépôt de la lettre d’intention, et chacun aura pu constater que ça ne nous a pas si mal réussi.

Aller pêcher le crabe des neiges en eaux internationales était une idée émise déjà en 2009 par Karl BEAUPERTUIS, une action qui était gardée en réserve mais dont nous n’avons finalement pas eu besoin pour nous faire entendre. Elle peut revenir d’actualité, mais certainement pas dans l’immédiat.

Il est cependant regrettable d’entendre en radio ou de lire sur son blog les attaques du Président du Conseil territorial à l’encontre du travail des parlementaires. Sur un dossier aussi important pour l’Archipel, il n’y a pas de place pour la polémique. Comme en 2008/2009, ce dossier nécessite une UNION, une UNION SACRÉE des élus, des responsables socio-économiques et de la population. Ce n’est pas en ramant à contre-sens que le Président ARTANO fera avancer le bateau de l’Archipel. Espérons que celui-ci se reprenne vite et revienne à la raison en abandonnant ce discours diviseur qui nous affaiblit, car il s’agit ici de notre avenir commun, de celui de nos enfants.