Amoncellement des déchets : il est urgent d'agir

Depuis son retour dans l’Archipel la semaine dernière, le Député a été interpellée par de nombreux citoyens ou entreprises qui lui ont manifesté leur grande inquiétude concernant l’amoncellement des déchets et la prolifération des odeurs, écoulements, insectes et autres nuisibles à la déchèterie de Saint-Pierre.

Annick GIRARDIN, qui s’est rendue sur place pour constater de visu l’ampleur du problème, a souhaité adresser un courrier au Préfet et aux responsables locaux (collectivités et CACIMA), afin de prendre des décisions et de passer à l’action, car il est, pour des raisons sanitaires évidentes, inconcevable de rester dans ce statu quo, et de laisser encore s’entasser les déchets durant tout l’été.

Il ne s’agit pas ici de créer une polémique, ni d’informer les responsables locaux de ce qu’ils savent déjà, mais au contraire d’appeler à faire front ensemble à une problématique qui s’impose à nous et qui s’en va grandissante chaque jour.

L’heure est à l’action :

Je sais évidemment que le brûlage des déchets à l’air libre n’est pas autorisé, mais je pense que de deux maux, il faut choisir le moindre. En l’attente d’une solution plus adaptée à la législation, nous ne pouvons pas faire l’économie d’une reprise d’un brûlage contrôlé. C’est en tout cas ce que pense la grande majorité de nos concitoyens qui s’est exprimée lors du sondage à ce propos publié sur cheznoo.net.

(…)

Aussi, en l’attente que le SYGED se mette enfin en marche et prenne les responsabilités qui lui incombent, il est plus que temps aujourd’hui que les responsables de ce dossier (collectivités, Etat, CACIMA) cessent de se renvoyer à la figure les responsabilités et la législation, et prennent des mesures d’urgence qui, si elles sont règlementairement discutables, auront au moins l’avantage de désamorcer cette véritable bombe à retardement et de tenter de contrôler l’inévitable catastrophe sanitaire et environnementale qui s’annonce.

Si le Député n’a aucune compétence en la matière, Annick GIRARDIN s’engage cependant à être aux côtés et à soutenir les responsables qui souhaiteront agir.

Cela pourrait prendre la forme, si les autres élus le souhaitent, d’un courrier au représentant de l’Etat, cosigné par tous, informant de la reprise du brûlage de manière contrôlé. Reprendre le brûlage est une responsabilité que nous nous devons de partager, dans l’attente d’une reprise par le CYGED d’une gestion globale.

Un courrier identique a été envoyé au Sénateur-Maire, au Président du Conseil territorial, au Maire de Miquelon-Langlade et au Président de la CACIMA.