Signe que même blessés, nous resterons debout.

Chers habitants de Saint Pierre, de Miquelon-Langlade, chers amis,
 
Dans ces moments de tristesse infinie et de recueillement, j’aimerai naturellement être à vos côtés, chez moi, chez vous. Pour nous rassembler bien sur mais pas seulement,  parler également ensemble de notre douleur, de notre deuil collectif.  Pour parler aussi du « vivre ensemble », l’expliquer aux plus jeunes, s’appuyer sur nos liens que l’on sait forts, notre solidarité que l’on sait inébranlable. Et enfin pour tenter de nous réconforter.
 
Sur l’archipel comme en métropole, nous devons libérer la parole pour partager nos peurs, nos angoisses, nos analyses, nos colères, nos impuissances même !  
 
Après le drame absolu qui vient de frapper la France, vos témoignages d’affection et de solidarité sur les réseaux sociaux sont infiniment précieux. Ils rappellent à tous que notre pays, dispersé sur tous les continents du monde, est profondément uni face à l’indicible.
 
Dès demain, après une minute de silence sur tout le territoire, le Président de la République s’exprimera devant le Congrès réuni à Versailles pour rassembler la Nation dans cette épreuve.
 
Des décisions d’urgence ont déjà été prises et d’autres le seront avec l’ensemble des forces vives de la France.
 
Signe que même blessés, nous resterons debout.
 
Fluctuat nec Mergitur. 
 
Annick Girardin