Statut de l'Archipel

Remettons les choses au clair !

En semant délibérément la confusion autour de la réforme du statut de Saint Pierre et Miquelon et en menaçant de boycotter la venue du Premier ministre en juin prochain, Stéphane Artano a clairement franchi une ligne rouge.  Remettons les choses au clair:

Non, cette réforme n’est pas partisane !

Depuis de nombreuses années, tous les élus de la collectivité s’accordent à dire que l’empilement administratif de notre archipel mérite d’être remis en question. Avec deux mairies, un conseil territorial et une préfecture pour moins de 7000 habitants, les risques de paralysie, d’illisibilité de nos institutions ou de dilutions des responsabilités sont réels et ont des conséquences sur la vie de nos concitoyens. L’opportunité de changer de statut ne cache pas un objectif politicien mais a pour seule ambition de simplifier la vie des gens ! Et au final ce seront bien sur les électeurs – et eux-seuls – qui éliront le futur président de la collectivité, quelle que soit sa nature !

Non, la demande de réforme du statut de notre archipel ne vient pas du gouvernement, de l’Etat ou de parisiens !

La volonté de réfléchir à un changement de collectivité émane d’élus locaux de Saint-Pierre-et-Miquelon qui connaissent bien la réalité des habitants de l’archipel. La seule intervention du gouvernement a consisté à fournir une expertise, réalisée par le conseiller d’Etat Laurent Olléon, pour donner à chacun une information précise sur les contours de la réforme. C’est à la demande du Conseil des Elus de l’archipel que le gouvernement a convoqué un conseil des sages pluraliste composé de messieurs Detcheverry, Zimmerman et Plantegenest, de trois couleurs politiques différentes, et tous issus de l’archipel !

Non, cette réforme ne se fera pas contre les habitants !

Ce changement de statut concerne au premier chef la population, qui sera naturellement consultée. Le nouveau statut, ou la conservation de l’actuel, ne se décidera pas à Paris, mais sur notre territoire ! Mener campagne à Paris contre un changement de statut avant même que l’agenda de la consultation locale soit défini c’est renier notre démocratie locale ! Ma seule préoccupation c’est que les Saint-Pierrais et Miquelonnais puissent décider eux-mêmes de leur avenir.

Je demande à M. Artano, qui souffle sur les braises du populisme et de la désinformation de se ressaisir. Se servir du projet de réforme du statut de nos îles pour menacer de boycotter la venue du Premier ministre en juin prochain (quelques semaines après avoir reçu Marine le Pen) est aussi mauvais pour le développement de notre archipel qu’infondé et antirépublicain.