Plateau continental : comme prévu, le Canada a déposé son dossier

PC_CANADALe Canada a déposé vendredi 6 décembre, à la limite du délai imparti, un dossier « partiel » de demande d’extension de son plateau continental devant la Commission des Limites du Plateau Continental (CLPC) de l’ONU :

http://www.un.org/Depts/los/clcs_new/submissions_files/submission_can_70_2013.htm

Cette demande ne concerne dans un premier temps que la délimitation maritime dans l’Océan Atlantique (notre zone), le Canada déclarant vouloir déposer ultérieurement un dossier pour la zone Arctique.

Le Canada décompose donc son dossier en 3 zones :

  • la région des Grands Bancs
  • la région de la Nouvelle-Ecosse
  • la région de la mer du Labrador

Ce n’est pas une surprise pour moi, l’échéancier étant celui attendu. Il revient maintenant à la France de finaliser son dossier et de le déposer dès que possible. Je rappelle encore une fois que le France n’a pas de limite pour déposer son dossier.

Une nouvelle étape vient d’être franchie et le dépôt du dossier français, tant attendu par un grand nombre de nos concitoyens sur notre archipel, approche donc à grand pas.

Depuis septembre j’ai maintenu une pression permanente auprès du gouvernement et du Secrétariat Général de la Mer, avec la collaboration à l’Assemblée du groupe d’études « Iles d’Amérique du Nord et Clipperton », de la Délégation à l’Outre-Mer, de mon groupe politique RRDP, mais aussi de son homologue au Sénat, le groupe RDSE.

Deux autres actions sont également en cours de préparation pour le début de l’année prochaine. Tout cela, même si a aucun moment – je tiens à le réaffirmer – j’ai senti que la détermination du Président de la République avait faibli depuis sa rencontre en juillet dernier avec le Sénateur et moi-même, un moment crucial, un tournant décisif dans l’évolution de ce dossier.

Le dépôt du dossier définitif par la France sera donc un moment fort pour tous ceux dans l’Archipel, à Paris et ailleurs qui se sont mobilisés, et au-delà des élus, je pense au Collectif de 2009 et à une grande partie de la population.

D’autres étapes nous attendent encore, c’est pourquoi une stratégie d’action unique doit rester une priorité, pour éviter certaines interventions/déclarations malheureuses.

Annick Girardin